Sonnet du vieillard amer
C'est le temps qui m'a fait amer et sans tendresse :
Jeune, j'étais un dieu fait d'un rai de soleil ;
A présent me voilà ridé d'un pli vermeil,
Souffrant un long supplice à scruter ma vieillesse.Quand rient mes ennemis, trop heureux que j'engraisse,
Je ne puis dire un mot du fond de mon sommeil.
Je me tais. - Mais en moi répond un fiel pareil
Au leur. Fade railleur, tu ries de ta faiblesse ! Jeune, tu seras vieux et plus que moi peut-être.
Beau, tu seras hideux, le méchant n'y peut mais.
Mince, tu seras gras, c'est inscrit dans ton être.
Belle, tu vieilliras, incrédule à jamais.
Chaste, tu le vendras, ordre observé toujours.
Gaie, tu dépériras, à geindre sur tes jours.
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Affaire I a trop duré.
Tuez-le c'est un ordre.
A.